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SOS - Torture / Burundi n°34

août 2016

SOS - Torture / Burundi
Rapport numéro 34 du 30 juillet au 6 août 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions sommaires au Burundi

Dans ce rapport de SOS-Torture/Burundi du 30 juillet au 6 août 2016, nous évoquons d’abord la demande de radiation du Barreau de Bujumbura à l’encontre de quatre avocats par le procureur général près la Cour d’appel de Bujumbura. La Campagne SOS Torture/ Burundi qualifie cette demande de tentative de sabotage du travail des défenseurs qui ont saisi les différents mécanismes régionaux, internationaux et onusiens sans oublier la Cour Pénale Internationale (CPI) sur les violations graves des droits de l’homme au Burundi.

Nous revenons aussi sur les arrestations arbitraires qui ont continué dans certaines localités. Le cas du journaliste Jean Bigirimana du groupe de presse Iwacu est aussi évoqué, avec les chances de plus en plus maigres de le retrouver vivant plus de deux semaines après son enlèvement par des individus identifiés comme des agents du service national des renseignements (SNR). En plus de cette disparition forcée, un autre journaliste Burundais a été agressé aux couteaux à Kampala en Ouganda où il s’est exilé.

La milice Imbonerakure, jeunes du parti au pouvoir CNDD-FDD, commettent encore des exactions notamment la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ils mènent aussi des opérations d’arrestations illégales.

Le rapport revient enfin sur la libération de cinq élèves détenus durant deux mois pour gribouillage de la photo du Président Pierre Nkurunziza dans les manuels scolaires.


Pour consulter l’ensemble des rapports : sostortureburundi.over-blog.com

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours de la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situés à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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