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NEPAL : Torture et mauvais traitements par des policiers au Népal

janvier 2011

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Trois personnes auraient été victimes de mauvais traitements et d’actes de tortures par sept policiers, dont un inspecteur de la Metropolitan Police Crime Division (MPCD) Hanumandhoka, à Katmandu, la capitale.

M. Gyan Bahadur Balami aurait été le premier arrêté, le 31 octobre 2010, pour vol et contrebande. Lors de son arrestation, il aurait été frappé avec des bâtons, aurait reçu des coups de poings et de pieds. Amené en voiture dans une jungle proche, les policiers lui auraient coincé la tête entre les racines d’un arbre tombé et lui aurait mis le canon d’un pistolet dans la bouche. Après avoir été forcé de faire des aveux, le détenu a été ramené chez lui. Les policiers auraient alors pris de l’argent et des affaires, et arrêté sa femme, Mme Lama.

De son côté, M. Iman (alias Makar Bahadur Gharti Magar) aurait été arrêté le 1er novembre 2010 sur les mêmes accusations. Lors de son arrestation, il aurait également été frappé avec des bâtons par les policiers. Il aurait été ensuite trainé à la voiture où se trouvait M. Gyan Bahadur Balami, le visage et les yeux tuméfiés. Les policiers auraient alors recommencé à les frapper tous deux et ce à plusieurs reprises lors de leur trajet en voiture jusqu’à la prison.

Le lendemain, les deux hommes auraient été menottés et amenés dans une pièce pour voir Mme Lama gisant sur le sol, couverte de poussière, battue par des policiers. Son mari, tentant d’intervenir, se serait retrouvé à terre et aurait été à son tour battu avec M. Iman.

Transférés tous ensemble le même jour, un policier leur aurait montré sur son téléphone portable la photo d’un garçon décapité leur promettant le même sort.

M. Gyan Bahadur Balami aurait ensuite été forcé par un inspecteur de signer des papiers l’inculpant d’un autre vol. L’inspecteur l’aurait frappé et menacé de le tuer dès le lendemain.
M. Gyan Bahadur Balami souffrirait aux dernières nouvelles de pertes auditives due à ces actes de tortures.

Pour sa part, M. Iman aurait été amené à un hôpital pour une visite médicale. Cependant, il aurait dû s’acquitter lui-même des frais médicaux et de transport. De plus, il n’aurait jamais reçu les médicaments que lui aurait été prescrit et, alors que le médecin lui aurait demandé de revenir pour un examen plus approfondi, la police l’en empêcherait.

A ce jour, M. Gyan Bahadur Balami, sa femme, Mme Hermin Ratu Lama, et M. Iman, alias Makar Bahadur Gharti Magar sont toujours détenus.

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