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Formation d’une population ciblée

janvier 2002

Formation d’une population ciblée

Les femmes et jeunes filles

- Au Burundi, familiarisation des jeunes femmes à leurs droits.

Ce travail décidé par Chantal Mutumuriza de l’Association pour la Promotion de la Fille Burundaise (APFB), a eut lieu le 14 mai 2002

Ainsi, 43 jeunes filles membres de l’APFB et des représentants d’ONG ont participé à la formation basée sur la mise en application de la Convention sur l’élimination de toute discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) au Burundi.

- En République centrafricaine (RCA), sensibiliser la population féminine aux conditions des veuves dans la succession.

Marie-Blandine Yakondji, membre de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), a mis en oeuvre cette formation.

Les 22 et 23 février 2002 à Bangui, 50 femmes de diverses confessions religieuses ont assisté à des exposés, débats et ateliers pratiques (sketch) sur cette question.

Le séminaire a été clôturé par une interview donnée sur les ondes nationales afin de mobiliser la population en vue de préserver les intérêts des veuves et des orphelins dans la succession.

- En RDC, plusieurs projets ont été menés en parallèle dans diverses provinces.

- A Kinshasa, Marceline Kabeya a centré sa formation sur les droits des jeunes filles, au centre social de Maman Mesu.

Le samedi 5 janvier 2002, 20 jeunes filles de 16 à 20 ans, provenant des églises et communautés membres du COE (Conseil Oecuménique des Eglises), de la CETA (Communauté des Eglises de toute l’Afrique) et de l’Eglise catholique ont assisté aux enseignements.

Le séminaire a eu pour objet de répondre à un réel besoin d’information sur les notions générales des droits de l’homme et plus particulièrement des droits de la femme et de l’enfant ainsi que les mécanismes de défense et de recours de leurs droits.

Les jeunes filles ont pu parler de leurs problèmes et obtenir des réponses à leurs interrogations.

- Goma, formation au « rôle et la place des femmes dans la culture et la promotion de la paix en RDC et spécialement dans la province du Nord-Kivu ».

Le projet de Diane Kavuo Siriwayo, membre de l’ACAT à Goma, qui avait pour finalité d’inciter les femmes à s’impliquer davantage dans le processus de la pacification de la province et de créer un cadre de concertation et de réflexion sur la situation des femmes, a rassemblé 200 femmes de différentes confessions religieuses.

Des journées de réflexion et des ateliers ont été organisés afin que les femmes puissent s’exprimer librement autour de deux thèmes : "le rôle et la place de l’église dans la promotion et la culture de la paix dans la région des Grands Lacs" et "la femme et les conflits politiques dans la région des Grands Lacs".

Les femmes ont exprimé le voeu de voir une telle rencontre se réaliser une fois par an.

- Au Tchad, formation des femmes leaders d’associations féminines à N’Djamena, relative aux régimes matrimoniaux et à la question de la succession.

La formation de Salomon Nodjitoloum, membre de l’Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT), s’est adressée à 20 femmes mais avait l’objectif plus large de sensibiliser les hommes, les femmes et les autorités à oeuvrer pour un changement de comportement à l’égard des femmes pour renforcer leurs capacités à exercer et revendiquer pleinement leurs droits.

Les femmes qui ont bénéficié de cette formation ont souhaité prolonger l’enseignement en transmettant le message dans leurs milieux respectifs.

- Une action similaire a été réalisée par Dorsouma Seïlou à Kélo.

Le débat s’est déroulé autour de plusieurs pratiques néfastes ancrées dans les traditions telles que le lévirat selon lequel la (ou les) épouses du mari défunt passent à un (ou plusieurs) frères de ce dernier et le sororat qui consiste pour l’homme à remplacer l’épouse défunte par sa soeur cadette.

Les participantes ont souhaité renouveler de telles formations et se sont engagées à traduire les documents en langue nationale afin qu’ils soient plus accessibles.

Les handicapés

- En RDC, Lubumbashi, mobilisation de la population envers les handicapés.

L’objectif de M. Joseph Kongolo Wa Momat, du Mouvement International des Juristes Catholiques (MIJC), était de rendre plus accessible les droits des handicapés et de réfléchir à leur contribution en vue de l’élaboration d’une future Convention internationale pour les personnes handicapées.

Plusieurs associations en faveur des droits des handicapés ont participé activement à ce projet.

Le projet était échelonné sur 8 mois, d’octobre 2001 à mai 2002.

Plusieurs actions ont été menées telle qu’une campagne de sensibilisation, des émissions de radios et de télévisions, des conférences, une journée d’échanges le 23 février 2002, à laquelle 25 participants ont pris part et ont débattu sur les droits des personnes handicapées.

Un projet de création d’une radio communautaire susceptible de faciliter la promotion des droits et activités des personnes handicapées existe.

La société civile

- Au Cameroun, formation aux droits de l’homme et aux droits de l’enfant.

Cette formation est réalisée dpuis 5 ans par Solange Calice Toukombo Akanda, de la Commission Justice et Paix à Yaoundé et participante au suivi de la session de formation de 1997.

La formation et les campagnes de sensibilisation se sont poursuivies après le terme, à la demande de la population.

Des sessions ont été organisées en zone urbaine en français et en zone rurale en langue "Ewondo" sur différents thèmes : notamment, les droits de l’homme et de l’enfant, le mariage, la filiation, les successions, l’acte de naissance, l’inviolabilité de la vie, les détentions et la torture, les élections et les droits de la femme.

Les conférences étaient suivies de causeries et de débats. D’autres actions ont été menées comme la projection de films suivie de débats, une campagne de sensibilisation contre les jouets guerriers et les pétards, des émissions radio.

- Au Congo, session de formation aux droits de l’homme, le 11 mars 2002.

Le projet de Jean-Pierre Massamba, de l’ACAT à Pointe-Noire, visait à donner aux participants des points de repères et leur faire découvrir d’autres matériels pédagogiques pour un travail d’animation aux droits de l’homme.

Il s’adressait à 22 membres de différentes ONG.

A terme, il devrait contribuer spécifiquement à la constitution d’un réseau d’animateurs aux droits de l’homme.

- Une action en parallèle a été menée sur le même sujet par Florian Nakoundila.

45 participants ont suivi les exposés débats, les 22, 23 et 24 mars 2002, à la paroisse Sainte Monique de Kinkala.

Des ateliers ont suivi afin de mettre en pratique les enseignements reçus.

- En RDC, sensibiliser des animateurs d’ONG des droits de l’homme de différentes confessions religieuses.

Cette formation a été organisée par l’Abbé Dieudonné Tshibanda de l’ACAT, participant à la session du cycle de formation de 1999.

Le nombre prévu de 50 participants a largement été dépassé, 151 animateurs paroissiaux, membres d’ONG ont assisté au séminaire les 5 et 6 avril 2000 à Mwene-Ditu.

La formation a eu pour objectif de faire connaître les droits de l’homme et les limites de ce qu’une personne peut faire sans empiéter sur les droits et les libertés de l’autre. La principale difficulté a résidé dans la traduction des exposés français en Tshiluba.

- Dans une autre province de RDC, sensibilisation des ethnies du Nord-Kivu à la cohabitation pacifique.

Ce projet de Désiré Simbi, membre de l’ACAT, était itinérant et le public visé variait selon les lieux de passage. Il s’est accompagné d’émissions radio. Les personnes intéressées étaient généralement par groupe d’une centaine de jeunes, de femmes, de juges et de greffiers.

L’objectif de ce séminaire était de lutter contre la haine tribale.

- Au Togo, Inyeza Koffigan Bigah au nom de l’ACAT Togo a organisé un séminaire du 4 au 7 mars 2002.

Celui-ci a rassemblé 30 participants provenant de 13 ONG et avait pour thèmes : « les droits de la femme et les traditions, cultures et religions africaines », « les droits des enfants ».

Cela a permis aux bénéficiaires de la formation de devenir à leur tour des formateurs au niveau de leur ONG ou association en relayant auprès des autres membres de leur organisation, les enseignements reçus au cours de ce séminaire.

- A Dapaong, Martine Moni Sinandja, en lien avec l’ACAT, a animé des émissions radio sur les articles de la DUDH en langue Moba.

Les émissions ont débuté au mois d’avril 2002 et à ce jour, plus de 13 émissions sont passées sur Radio Maria-Dapaong, chacune sensibilisant pendant une heure la population à la démocratie et aux droits de l’homme.

Les autorités traditionnelles et les communautés chrétiennes

- Au Cameroun, promouvoir les droits de l’homme dans les sociétés traditionnelles, en sensibilisant les autorités traditionnelles et les membres de comités paroissiaux aux valeurs de la personne humaine.

Au cours de plusieurs sessions organisées par Géraldine Chin Kongnyuy Selanno, membre de l’ACAT à Kumbo, les personnes intéressées ont pris la place de l’enseignant et de l’élève, tour à tour, afin de partager leurs expériences et de mettre en lumière l’intégration des droits de l’homme dans les valeurs traditionnelles.

- Dans le même temps, enseignement visant à promouvoir les droits de l’homme dans le Diocèse de Garoua.

Du 15 au 17 novembre 2001, 22 personnes en majorité de religion catholique mais aussi un représentant de l’Imam de la grande Mosquée, ont assisté à ce séminaire décidé par Henri Wassouo de la Commission Diocésaine justice et paix.

Plusieurs thèmes important ont été abordés : la vulgarisation des droits de l’homme et des instruments internationaux s’y rapportant, le rôle des ONG dans le système des Nations Unies, les droits de l’homme dans les cultures africaines et les droits de la femme en Afrique.

- Au Congo, séminaires de formation des animateurs de mouvement de jeunesse et des groupes des communautés de base à l’éducation aux droits de l’homme et à la non-violence.

Cette initiative provenait de Patrice Nzalakanda, de l’ACAT.

52 personnes, membres des Eglises Orthodoxes, Salutistes, Evangéliques et Catholiques de la ville de Brazzaville ont débattu 3 dimanche successifs sur des thèmes tels que "les droits et les libertés fondamentales dans un Etat de droit", "les mécanismes de protection des libertés individuelles par le droit interne" ou encore "le rôle de la justice dans la lutte contre les violations des droits de l’homme".

Des travaux et ateliers sur les techniques para-juridiques et la non-violence ont également été prévus.

- En RCA, cinq temps de formation à l’éducation aux droits de l’homme dans trois cellules de prière de l’Eglise Baptiste de Ngoubagara

Ces cinq temps ont attirés respectivement 12, 20, 26, 50 et 80 participants.

L’objectif de Hyacinthe Gala-Galas était d’informer et d’inciter les fidèles de ces cellules de prière à respecter et à faire respecter les droits de l’homme dans leurs milieux respectifs de même qu’au sein de l’Eglise, de lutter contre la torture, d’enseigner les vertus de la tolérance et de mettre en place des groupes ACAT dans les cellules de prière.

- En RDC, Lubumbashi, formation et la vulgarisation de la DUDH en milieu rural.

150 responsables des Eglises, des autorités, enseignants et animateurs se sont réunis pour assister aux deux séminaires, organisés par Grégoire Mulamba, du Centre des droits de l’homme et du droit humanitaire, du 1er au 15 septembre pour le premier et du 23 septembre au 30 octobre 2001 pour le second.

Celui-ci avait pour but de donner une formation "diffuse et humaine" à des personnes considérées comme les principaux acteurs de la vie sociale et de l’éducation de la population en milieux ruraux et de les inciter à un engagement dans les initiatives locales de promotion et défense des droits de l’homme.

Les autorités officielles

- En RCA, Jacqueline Waboe a formé des responsables préfectoraux à la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme, de la jeune fille et des violences à leur égard.

Le séminaire tenu par le comité national de lutte contre les pratiques néfastes à l’égard des femmes, a eu lieu du 14 au 16 février 2002 à Bangui, et a regroupé 45 responsables préfectoraux.

- En RDC, à Bukavu, projet de sensibilisation de 17 officiers de police judiciaire à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Ce projet a été mené par Paul-Robain Namegabe de l’ACAT le 4 mars 2002.

Les participants ont désiré voir cette formation s’étendre à d’autres membres du corps de la police judiciaire et aux militaires.

Les prisonniers

- Au Cameroun, une meilleure connaissance et une amélioration des droits du prisonnier et des pensionnaires de la prison centrale de Douala.

L’objectif de Essaï Bisseck, de l’ACAT Cameroun antenne Littoral, était de permettre aux pensionnaires de connaître leurs droits et d’être capable à la fois de suivre leur dossier et de sensibiliser les autres détenus. Pour la matérialisation de cet objectif, un "comité de la réinsertion sociale et du pardon", appellation cachant un véritable comité de défense des droits de l’homme, a été créé.

Deux actions principales ont été menées : le programme de la formation aux droits de l’homme qui a attiré 30 personnes (3 gardiens et 27 pensionnaires) du centre pénitentiaire. Des causeries éducatives et simulations ont permis de rendre pratique les enseignements proposés. Et des activités judiciaires ont été ajoutées, explicitant les procédures de libération immédiate et facilitant la lecture du suivi des dossiers bloqués.

- Au Burkina Faso, un module de sensibilisation des militants des droits de l’homme aux conditions de détention et au système pénitentiaire .

Depuis août 2001, l’objectif de Roger Zerbo de l’ACAT Burkina Faso est de promouvoir les droits des prisonniers, en particulier leurs droits à l’intégrité physique, à la santé et aux conditions de vie acceptables et d’oeuvrer pour la réinsertion sociale des personnes sorties de prison.

La session s’adressait à une quinzaine de participants de la société civile. Roger Zerbo a également animé une série d’émissions radio concernant la population carcérale, sur les antennes de Radio-Maria de la Paroisse Cathédrale de l’archidiocèse de Ouagadougou.


- Formation en milieu scolaire et universitaire

- Session 2001/2002 du Cycle NK


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