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TCHAD : Ibni Oumar Mahamat Saleh, un opposant politique tchadien, porté disparu depuis plus d’un an

février 2010

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- Attaques rebelles et représailles de l’armée

Les 2 et 3 février 2008, la rébellion attaque N’Djamena. De graves violations des droits de l’Homme sont commises au cours d’affrontements violents. La majorité des exactions a lieu après la reprise en main de la ville par l’Armée nationale tchadienne (ANT).
Les actions de représailles sont de toute sorte : exécutions extrajudiciaires, arrestations arbitraires, détentions illégales et disparitions forcées, dont celle d’Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Universitaire, ancien ministre, fondateur du Parti des Libertés et du Développement (PLD), candidat à la présidence en 2001, Ibni Oumar Mahamat Saleh était en 2008 le principal porte-parole de l’opposition non-armée au Tchad.
Le 3 février 2008, il est enlevé à son domicile, devant témoins, par des militaires de la garde présidentielle.

Selon la Commission d’enquête mise en place pour faire la lumière sur les événements de février 2008, plus de 400 rebelles faits prisonniers auraient également disparu.

- Impunité totale pour les disparitions forcées

Le rapport de la Commission d’enquête tchadienne sur les événements de février 2008 met en évidence « l’implication des plus hautes autorités militaires tchadiennes » dans la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh. Les auteurs du rapport posent aussi la question « dans un régime avec une très forte centralisation du pouvoir, un militaire, même de haut rang, pouvait-il, sans l’assentiment du président de la République, organiser [...] la disparition des opposants politiques ? »
La Commission recommande « de poursuivre impérativement les recherches et de donner une suite judiciaire en vue de faire définitivement la lumière sur le sort d’Ibni Oumar Mahamat Saleh ». À ce jour, aucun des auteurs et commanditaires de disparitions forcées n’a été clairement identifié et traduit devant la justice tchadienne. Les recommandations de la Commission sont restées lettre morte faute de volonté politique de les mettre en œuvre.

Les autorités tchadiennes ont, au contraire, empêché toute mise en œuvre de ces recommandations en instituant notamment un Comité de suivi « fantoche », composé exclusivement de ministres du gouvernement.



Vous pouvez écrire au Président tchadien sur son site Internet.
http://www.presidencetchad.org/contact.php


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