Suggestions pour la prière d’intercession

janvier 2001

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3.- Suggestions pour la prière d’intercession

Jésus est arrêté.

Arrêter quelqu’un, c’est l’empêcher d’aller plus loin, là où il voudrait aller. Un élan est brisé, des relations sont perturbées, la communication interrompue, les projets contrariés. Devant Toi, Seigneur, nous nous souvenons des personnes qu’on arrête, certaines pour un crime ou un délit, d’autres pour l’expression de leurs idées, de leur croyance ou de leur projet. Nous te prions pour la libération des innocents, pour le jugement équitable des coupables, pour le respect de la dignité des uns et des autres !

Jésus est livré.

Livrer quelqu’un, c’est le remettre entre les mains d’un autre. C’est aussi remettre à un acheteur l’objet qu’il a payé. Une personne peut devenir un objet, entre les mains des hommes ; elle fait l’objet de calculs, elle devient un enjeu.

Nous te prions pour les personnes qui sont retenues comme otages, esclaves du plaisir ou de la production, soumises à des marchandages, et de toutes celles que l’on fait disparaître, pour des raisons de stratégie politique ou autres. Nous te prions pour les personnes qui en associant leurs efforts, luttent pour la délivrance de ces victimes.

Jésus est interrogé.

Ceux qui exercent un pouvoir craignent les dissidents et opposants. Ils s’enquièrent des intentions et des prétentions des innovateurs sociaux. Ils leur posent des questions. La question est un instrument redoutable entre les mains de celui qui dispose d’un pouvoir : un moyen de savoir, d’explorer la mémoire et les motivations, parfois d’intimider, d’humilier, ou même de forcer un aveu. Ce n’est pas un hasard si la question est devenue le nom d’un supplice.

Seigneur, nous évoquons celles et ceux qui sont amenés à s’expliquer devant un tribunal pour répondre de leurs actes et de leurs initiatives, et ceux qui sont chargés d’instruire un procès.

Nous nous souvenons de camarades, d’amis, de militants, de journalistes, d’intellectuels, d’agents pastoraux , de leaders d’opinion, de tant de gens pour qui la parole , orale ou écrite, est la seule arme pour avoir quelque moyen d’exister au milieu de leurs semblables et de leur rendre service. Qu’ils puissent poursuivre leur tâche d’information et de clarification en vue de la vérité à faire sur toute chose ! Jésus est bafoué.

Quelle qu’en soient la circonstance et la raison - punition ou offense- la gifle, ou le soufflet, est un geste grave. Il signifie une rupture dans la relation entre deux personnes, une déviance de la civilité, l’expression d’une colère non maîtrisée, bref un comportement violent, porteur de sentiments agressifs à l’égard d’autrui. Symptôme d’un conflit, elle peut devenir le premier geste d’une série de comportements dégradants. C’est par le mépris et le non-respect de la personne que commence la pratique de la torture. C’est ce qui se passe pour Jésus.

Nous prions pour les personnes torturées au cours d’un interrogatoire, d’une détention, d’une opération militaire ; pour les personnes violées, menacées de mort sous les yeux de leurs proches, soumises à toutes sortes d’avanies et d’humiliations, blessées dans leur réputation et leur honneur.

Que le sens de la dignité habite l’esprit et le cœur de ceux qui ont la responsabilité d’exercer la justice et d’être les gardiens de la paix !!

Jésus abandonné ?

L’abandon c’est le sentiment de ne plus compter pour personne, d’être délaissé, face à son propre destin, sans le soutien auquel on peut légitimement prétendre.

Nous nous souvenons des personnes qui, dans la souffrance ou l’injustice, ressentent le silence et l’indifférence de l’opinion publique, et qui vivent cet oubli comme une mort. Pour qui comptent-elles ? Même leurs proches semblent bien loin !

Seigneur, Toi qui as poussé vers ton Père un cri d’abandon, entends le gémissement de ceux et celles qui désespèrent. Inspire-nous les paroles et les gestes qui rapprochent les uns des autres, pour une présence et un soutien.

Jésus vivant.

La pratique de la torture n’a pas pour objectif premier d’ôter la vie de la victime, même si, dans bien des cas, la mort s’ensuit. Les personnes qui survivent à la torture en ressortent blessées, physiquement et psychologiquement. Elles sont lésées. Mais une indemnisation financière ne suffira pas pour remédier à leurs blessures. Elles ont besoin d’un nouvel environnement humain, mais aussi d’avis juridiques et d’une assistance thérapeutique. Alors, peut renaître l’espoir.

Seigneur Jésus, Toi qui as porté, après ta résurrection, les traces de ta Passion, nous prions pour celles et ceux qui accueillent avec amitié les personnes rescapées de la torture, qui prennent le temps de les écouter et de les comprendre, qui leur offrent l’aide voulue. Que les liens de solidarité noués à partir d’une souffrance reconnue et portée ensemble dissipent les peurs des uns et des autres. Suscite en leurs coeurs le désir de vivre et révèle-leur quelque chose de ta présence !

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