M. Sinnavan Stephen Sunthararaj a été enlevé par des hommes armés le 7 mai 2009. On est sans nouvelles de lui depuis. Ce défenseur des droits humains était responsable du Centre pour les droits humains et le développement (CHRD), qui documente notamment des cas de mauvais traitements sur les enfants à Jaffna, au Sri Lanka. Sa disparition vise probablement à sanctionner ses activités en faveur des droits humains.
Le 12 février 2009, des membres de la Force d’intervention spéciale (STF) ont tenté de forcer M. Sinnavan Stephen Sunthararaj à entrer dans une fourgonnette, alors qu’il quittait son bureau. Cette tentative a été contrecarrée par deux policiers présents sur les lieux. À la demande des membres de la Force d’intervention spéciale, ces policiers ont emmené M. Sinnavan Stephen Sunthararaj au commissariat de Kolpity où il a été détenu sur la base d’un ordre de détention de deux mois, sans inculpation.
C’est le jour de sa libération, le soir du 7 mai 2009, qu’il a été enlevé par des hommes armés. Alors que Sinnavan Stephen Sunthararaj et sa femme retournaient du commissariat de Kolpity en voiture, deux personnes juchées sur une moto leur ont bloqué la route. Au même moment, une fourgonnette s’est arrêtée près de la voiture. Cinq hommes armés vêtus d’uniformes militaires ont emmené Sinnavan Stephen Sunthararaj à l’intérieur du véhicule et se sont enfuis.
L’enlèvement a eu lieu dans une rue bondée. La femme de Sinnavan Stephen Sunthararaj a reconnu formellement l’un des kidnappeurs comme étant un policier du Département d’enquête criminelle, qui était venu à son domicile durant la détention de son mari. Malgré cette information, aucune enquête n’a été menée.
En décembre 2009, le Secrétaire permanent au Ministère des affaires étrangères, M. Palitha Kohana, a dit, durant une rencontre avec l’ambassade des États-Unis et des représentants de l’Union européenne, que M. Sunthararaj n’avait pas été enlevé, mais arrêté, probablement par des membres des services de renseignement. Depuis que cette information a été divulguée, la femme de Sinnavan Stephen Sunthararaj a écrit au président du Sri Lanka. Ses demandes pour connaître le lieu de détention de son mari et ordonner sa relaxe immédiate sont restées vaines.

