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SOS - Torture / Burundi n°55

janvier 2017

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SOS - Torture / Burundi n°55
numéro 55 du 24 au 31 décembre 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Ce rapport de SOS-Torture couvre la période du 24 au 31 décembre 2016 et concerne les violations des droits de l’homme au Burundi.

Le rapport évoque en premier lieu la situation carcérale devenue très alarmante au Burundi, la barre des dix milles (10.000) détenus ayant été atteinte en ce mois de décembre 2016. Parmi ces détenus, les prévenus sont de loin supérieurs aux condamnés, confirmant les différentes allégations de SOS Torture et d’autres organisations de défense des droits humains faisant état d’arrestations arbitraires depuis le début de la crise. Outre les violations des droits des détenus, leurs conditions sanitaires sont exposées aux risques de maladies et autres problèmes de nutrition.

Au moins dix-sept (17) personnes ont été arrêtées au cours de la semaine dans différentes localités. Parmi elles figure un leader syndical, M. Tharcisse Gahungu, arrêté alors qu’il tenait une réunion syndicale à Ijenda. Des militants du parti FNL de l’opposition sont aussi au nombre de ces arrestations arbitraires dont deux disparitions forcées à Murwi. La majorité des arrestations répertoriées ont été menées par des agents du service national des renseignements.

SOS-Torture Burundi relève aussi sept (7) personnes assassinées dans différentes localités, dont trois personnes d’une même famille. Une grenade détenue par des civils a aussi explosé, causant la mort d’un enfant qui jouait avec l’engin dans la commune Songa, province Bururi.

Pour consulter tous les rapports :http://sostortureburundi.org/

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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