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SOS - Torture / Burundi n°50

novembre 2016

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SOS - Torture / Burundi
numéro 50 du 19 au 26 novembre 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Ce rapport de SOS-Torture couvre la période du 19 au 26 novembre 2016 concernant les violations des droits de l’homme au Burundi.

Le rapport évoque les parades militaires des miliciens Imbonerakure affiliés au parti au pouvoir organisées dans tout le pays et publiquement en date du Samedi 19/11/2016. Lors de ces parades, les jeunes miliciens arboraient fièrement des armes en bois en guise de démonstration de force. Ces parades sont très inquiétantes et confirment l’existence d’entrainements paramilitaires des miliciens et une volonté d’instaurer une peur, surtout aux personnes qui n’adhèrent pas aux idées du parti CNDD-FDD.

Au moins trente-cinq (35) personnes ont été arrêtées dans différentes localités. Parmi elles figure un officier de l’armée burundaise du grade de Colonel arrêté illégalement par des agents du service national des renseignements (SNR) alors qu’il vaquait toujours à ses activités. Seules les instances judiciaires militaires sont habilitées à mener des arrestations de militaires en fonction. Au nombre des arrestations se trouvent également des victimes de rafles dans la zone Musaga (sud de Bujumbura).

Parmi les assassinats répertoriés, SOS-Torture Burundi évoque le cas d’un militaire abattu dans la zone Ngagara par un individu armé. Un autre cas qui a aussi attiré l’attention : une grenade qui a tué un jeune enfant et blessé deux autres à Bubanza. Cette grenade appartenait au père de famille, un civil membre du parti au pouvoir CNDD-FDD.

SOS-Torture Burundi fait aussi le point sur la situation carcérale dans les différentes maisons d’arrêt au Burundi. En deux mois, le nombre de détenus s’est accru avec une augmentation de 395 détenus de plus ; passant de 9.420 détenus à 9.815 détenus entre mi-septembre et minovembre. A ce rythme, les détenus pourraient atteindre les 10.000 d’ici peu, ce qui est très alarmant au vu des conditions carcérales déjà très précaires.

Enfin, le rapport termine sur le mot du Directeur de SOS-Torture Burundi qui réagit positivement à la nomination des membres de la Commission d’enquête pour le Burundi par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Pour consulter tous les rapports : sostortureburundi.over-blog.com

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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