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SOS - Torture / Burundi n°48

novembre 2016

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SOS - Torture / Burundi
numéro 48 du 5 au 12 novembre 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Ce rapport de SOS-Torture couvre la période du 5 au 12 novembre 2016 concernant les violations graves des droits de l’homme au Burundi.

Le rapport évoque les arrestations arbitraires répertoriées. Au moins vingt-trois (23) personnes ont été arrêtées arbitrairement dans différentes localités par des agents de la police, du service national des renseignements et des militaires.

SOS-Torture Burundi a répertorié une tentative d’assassinat d’un jeune homme après son enlèvement par des agents du service national des renseignements dans le sud de la ville de Bujumbura. La victime a été laissée pour morte par ces mêmes agents qui l’ont auparavant longuement torturée. Une autre victime a été torturée dans la province Cibitoke par un agent de la police. Elle n’a pas obtenu justice à ce jour malgré qu’elle ait porté plainte contre le tortionnaire.

SOS-Torture Burundi évoque aussi l’incarcération de l’ancien Commandant de la Brigade anti-émeute, le Commissaire de police Désiré Uwamahoro depuis deux semaines. Cet officier a été très actif dans la répression dans le sang des opposants du Président Pierre Nkurunziza depuis 2015 ; mais aussi dans d’autres crimes commis par le passé et restés impunis. Son lieu de détention et les conditions de son incarcération sont gardés secrets par les autorités.

SOS Torture a répertorié un cas d’assassinat et deux blessés lors des attaques par des hommes armés dans différentes localités du pays

Pour consulter tous les rapports : sostortureburundi.over-blog.com

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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