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SOS - Torture / Burundi n°44

octobre 2016

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SOS - Torture / Burundi Rapport numéro 44 du 8 au 15 octobre 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Ce rapport de SOS-Torture/Burundi couvre la période du 8 au 15 octobre 2016.

Le rapport se focalise en premier lieu sur les irrégularités qui ont émaillés la procédure de détention de certains militaires burundais depuis le jour de leur arrestation jusqu’au jour de leur comparution devant le magistrat civile. Outre le fait que ces affaires n’ont jamais été prises en charge par des juridictions militaires, des violations de procédures se remarquent depuis le jour de la détention des militaires concernés. A présent, les juridictions civiles s’apprêtent à rendre leur verdict pour certaines des affaires sans considérer les violations des procédures.

SOS-Torture/Burundi évoque en second lieu, le maintien en détention illégale de dix personnes arrêtées dans une même maison par des agents de la police à Mutakura. Toutes ces personnes sont encore détenues au service national des renseignements depuis près de deux semaines. Les arrestations arbitraires concernent aussi trois membres du parti politique d’opposition FNL. Ces militants ont été arrêtés dans la province de Ruyigi sans mandat.

Le rapport évoque enfin les attaques armées que SOS-Torture/Burundi a pu répertorier dont une a fait trois victimes à Bugarama dans la province Rumonge et une autre qui a fait deux morts, faisant au total cinq personnes tuées et une grièvement blessée durant la semaine écoulée.

Pour consulter tous les rapports : sostortureburundi.over-blog.com

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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