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SOS - Torture / Burundi n°39

septembre 2016

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SOS - Torture / Burundi
Rapport numéro 39 du du 3 au 10 septembre 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Dans ce rapport de SOS-Torture/Burundi, la Campagne évoque les arrestations arbitraires qui ont continué dans certaines localités. Les rafles menées par la police de manière régulière se sont également poursuivies.

Au moins vingt-et-une personnes (21) ont été arrêtées au cours d’opérations menées par des agents de la police. A chaque opération, aucun mandat n’a été présenté, encore moins le motif de l’interpellation. Parmi ces victimes d’arrestations arbitraires, la Campagne SOS Torture dénombre quatre (4) détenus politiques du parti Front pour la Libération Nationale « FNL » de l’opposition. Une centaine d’autres personnes ont été interpellées au cours de rafles de la police notamment à Musaga, bien qu’elles finissent par être relâchées après des heures de garde-à-vue illégal.

Sur les assassinats, le rapport évoque quatre (4) personnes tuées, dont deux victimes jetées dans une rivière après leur exécution.

La Campagne SOS-Torture/Burundi s’inquiète par ailleurs du transfert nocturne d’une vingtaine de détenus qui ont quitté la prison de Mpimba à Bujumbura vers deux prisons situées en provinces sans que leurs familles ou avocats soient informés.

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savAoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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