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SOS - Torture / Burundi n°38

septembre 2016

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SOS - Torture / Burundi Rapport numéro 38 du 27 août au 2 septembre 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et exécutions sommaires au Burundi

Dans ce rapport de SOS-Torture du 27 août au 2 septembre 2016, la Campagne évoque les arrestations arbitraires qui ont continué dans certaines localités. Les rafles menées par la police de manière régulière se sont poursuivies.

Au moins soixante-quatorze personnes civiles (74) ont été arrêtées dont la majorité au cours de rafles de la police. Le rapport précise aussi que la plupart sont victimes de leurs convictions politiques, car elles n’adhèrent pas au parti au pouvoir CNDD-FDD.

La Campagne SOS-Torture Burundi revient sur la situation carcérale toujours explosive dans l’ensemble des centres pénitenciers du Burundi. A la fin du mois d’août, le nombre de détenus atteint les 9.231 personnes pour une capacité d’accueil de seulement 4.194 détenus.

Le rapport évoque enfin une cinquantaine de familles des victimes de violations graves des droits humains au Burundi qui ont décidé de saisir la Cour Pénale Internationale. Le collectif d’avocats qui assiste ces familles avait déjà reçu auparavant soixante autres plaintes de familles de victimes, ce qui fait un total de plus de cent dix (110) familles à vaincre la peur afin de réclamer une justice internationale indépendante et efficace.

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savAoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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