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SOS - Torture / Burundi n°37

août 2016

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SOS-Torture / Burundi Rapport numéro 37 du 20 au 27 août 2016.

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions sommaires au Burundi.

Dans ce rapport de SOS-Torture du 20 au 27 août 2016, nous évoquons les arrestations arbitraires qui ont continué dans certaines localités. La forme la plus répandue de ces arrestations reste les rafles menées par la police de manière quasi quotidienne.

Ces rafles ont pris une tournure dramatique dans le centre-ville de Bujumbura avec le suicide d’un jeune homme, vendeur ambulant, désespéré par les arrestations intempestives dont il était victime, tabassé et rançonné de force par les policiers à chaque arrestation.

Au moins soixante-neuf personnes ont été arrêtées dont la majorité au cours de rafles de la police. Dans les opérations de la police, les jeunes de la milice ‘Imbonerakure’ du parti au pouvoir CNDD-FDD sont constamment présents et mènent des arrestations illégales, souvent violentes.

Deux nouveaux corps ligotés ont été découverts dans la province Bubanza. Les victimes ont été jetées dans un champ. En plus de ces exécutions, trois autres personnes civiles ont été assassinées. Le rapport a relevé aussi vingt-deux personnes blessées au cours d’attaques armées. Une des personnes blessées, un démobilisé de l’armée, est une victime des actes de torture commis par des policiers de la garde présidentielle.

Le journaliste Jean Bigirimana du groupe de presse Iwacu est toujours porté disparu depuis plus d’un mois après son enlèvement par des individus identifiés comme des agents du service national des renseignements.

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situées à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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