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SOS - Torture / Burundi n°36

août 2016

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SOS Torture / Burundi Rapport numéro 36 du 13 au 20 août 2016

Monitoring sur les cas de torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions sommaires au Burundi

Dans ce rapport de SOS-Torture/Burundi du 13 au 20 août 2016, nous évoquons les arrestations arbitraires qui ont continué dans certaines localités. La forme la plus répandue depuis un certain temps est celle de rafles menées par la police de manière quasi quotidienne dans certains quartiers ciblés de la ville de Bujumbura. Ces quartiers, particulièrement Musaga, sont considérés par le pouvoir de contestataires du 3ème mandat du Président de la République.

Les rafles ont également été organisées dans le centre-ville de Bujumbura ainsi que dans la ville de Gitega. A chaque opération de rafle, c’est au moins une centaine de personnes qui sont arrêtées durant des heures puis rançonnées par les agents de la police avant d’être relâchées. En plus de ces rafles, au moins quatre-vingt-treize (93) personnes ont été arrêtées par la police et parfois par des agents du service national des renseignements. Parmi elles, soixante (60) sont dans des cachots à Kayogoro dans la province Makamba ; dix (10) autres ont été arrêtés à Nyanza lac dans la même province.

Le rapport revient aussi sur les corps découverts la semaine dernière dans la rivière Mubarazi, province Muramvya. Les autorités administratives ont inhumé précipitamment les deux victimes sans que l’identification ait pu être achevée.

Le journaliste Jean Bigirimana du groupe de presse Iwacuest toujours porté disparu depuis près d’un mois après son enlèvement par des individus identifiés comme des agents du service national des renseignements. Un autre journaliste nommé Steve GisaIrakoze a été arrêté par la police puis embarqué par le même SNR dans le quartier Kajaga, commune Mutimbuzi, province Bujumbura.

Le dernier point du rapport évoque la situation très inquiétante des militaires Burundais notamment de la minorité ethnique tutsi. Quatre officiers en étude en Ethiopie ont demandé asile auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) de peur de rentrer et subir l’épuration dont sont victimes plusieurs officiers et militaires issus des anciennes Forces Armées Burundaises (ex-FAB) et d’ethnie tutsie.

Pour consulter l’ensemble des rapports : sostortureburundi.over-blog.com

La campagne SOS-Torture/Burundi a été initiée dans l’objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraire, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires. Cette initiative d’informer sur les réalités du pays a fait suite au carnage d’une centaine de personnes tuées au cours de la journée du 11 décembre et celle du 12 décembre 2015 par des policiers et des militaires sous le prétexte de poursuivre des rebelles qui venaient d’attaquer des camps militaires situés à la périphérie de la capitale Les zones touchées sont dites contestataires du troisième mandat du Président Nkurunziza à savoir Musaga, Mutakura, Cibitoke, Nyakabiga, Jabe, les deux dernières étant situées au centre la Mairie de Bujumbura.

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