Que pouvons-nous faire ?

janvier 2001

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Quelques suggestions pour agir et prier ensemble

La prière est un temps où l’Esprit nous parle au coeur. Elle conduit à l’action.

Agir ?… modifier notre manière de voir, de penser et de vivre, d’après ce que nous avons "entendu" dans la prière… communiquer quelque chose de ce que nous avons découvert à d’autres… proposer à notre communauté chrétienne une démarche commune de solidarité avec les victimes de la torture…

La lutte pour l’abolition de la torture n’est pas l’affaire de quelques experts. Chacun de nous, chacun de nos groupes peut y participer. Mais comment faire ?

Vous trouverez ci-dessous quelques idées concernant les différentes manières dont votre communauté, votre paroisse peut s’engager dans cette voie par la prière et par l’action.

Proposition no. 1 :

Consacrer un temps pendant cette année au thème du refus de la torture, en particulier à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture (26 juin) ou du dimanche le plus proche de cette date ; ou bien pendant la montée vers Pâques, le temps de la Passion, notamment le Vendredi saint.

Proposition no. 2 :

Intégrer ce thème dans les liturgies dominicales ; organiser une veillée de prière "pour un monde sans torture" ; prévoir une célébration oecuménique avec des communautés chrétiennes d’autres confessions,

-  En utilisant certaines prières contenues dans ce recueil ou d’autres textes ;

-  En portant dans votre prière les cas mentionnés ci-dessus, d’autres cas cités dans les dossiers de la campagne d’Amnesty International ou dans d’autres actions qui vous sont proposées ;

-  En citant certaines situations préoccupantes dont vous avez connaissance localement ou au niveau international, par vos contacts ou par la presse.

Les supports pour ce genre de célébration ne manquent pas. Sur l’aménagement de l’espace et du temps, sur les éléments permettant de construire une liturgie cohérente, la brochure "Veillez et priez", publiée par l’ACAT France, est source d’indications utiles. L’ACAT Royaume-Uni a publié un dossier intitulé "Workship Pack". En langue allemande, il existe également un livret de textes ("Gebete, Fürbitten, Psalmen"), publié par l’ACAT Suisse.

Il peut être utile de prévoir des gestes et démarches symboliques, qui donnent une force particulière à des sentiments ou convictions que l’on veut communiquer aux participants d’une assemblée priante .

Proposition no. 3 :

Proposer aux membres de votre communauté paroissiale ou religieuse de participer à une action urgente en faveur de victimes de la torture. Il existe différents genres d’actions qui peuvent leur être proposées, par exemple à la sortie de l’église :

-  Durant la campagne mondiale contre la torture, Amnesty International diffuse, entre autres, des feuillets en plusieurs langues, présentant des cas précis et divers (dont certains sont évoqués au point 6 ci-dessus) et invitant à intervenir en leur faveur. La section d’AI dans votre pays pourra vous renseigner à ce sujet ou vous proposer d’autres actions dans le cadre de sa campagne.

-  La FI.ACAT, pour sa part, édite un Appel du Mois en français et en anglais : il s’agit d’adresser une lettre, dont le texte est proposé, à une autorité politique ou administrative à propos d’une ou plusieurs personnes soumises à la torture ou à des traitements cruels ou inhumains. Vous pourriez, à l’occasion, demander à chaque paroissien de participer à une telle action. L’ACAT, si elle existe dans votre pays, peut aussi vous faire des propositions.

-  Les actions que seront proposées à votre communauté peuvent également être présentées sous forme de pétition, à faire signer par le plus grand nombre possible de membres de l’assemblée, qui peuvent ensuite la proposer à leurs amis, connaissances, etc.

Proposition no. 4 :

Organiser des temps d’information et de réflexion sur le problème de la torture,

-  En invitant un intervenant connaissant bien le sujet ou pouvant présenter les objectifs et le contenu de la campagne contre la torture ;

-  En proposant une exposition sur la torture et/ou sur les droits de l’Homme pour les membres de votre paroisse/communauté ou pour un plus large public ; un concert ou une séance de cinéma autour du thème ;

-  Pour réfléchir aux démarches que pourrait entreprendre votre communauté pour participer à ces actions ;

-  Pour réfléchir à notre attitude, en tant que chrétiens, face à la torture : fondements bibliques et spirituels du refus de la torture, responsabilité des communautés chrétiennes ;

-  Pour étudier les manières dont notre société, et nous-mêmes, nous rendons complices d’actes de torture ou de traitements inhumains (soutiens politiques ou économiques à des régimes tortionnaires ; exclusion et discrimination à l’égard de certains groupes, pouvant conduire aux mauvais traitements)’.

Proposition no. 5 :

Visiter un lieu de détention.

La visite faite à une personne privée de liberté, même pour un temps court, est un signe évangélique de fraternité, comme il est écrit dans l’Evangile (Mathieu, 25).

Les lieux de détention, dans un pays, sont divers. Dans la perspective de la lutte contre la torture, ce sont des "lieux à risque", car à l’écart, et celle-ci se produit en général hors du regard de la société.

La plupart du temps, quand on parle d’un lieu de détention, on pense à la prison. Les détenus sont là à la suite d’un acte pour lequel ils ont été sanctionnés ou vont être jugés dans un avenir plus ou moins long.

La politique d’entrée et de séjour des étrangers dans les pays d’« accueil » a conduit les pouvoirs publics à organiser d’autres lieux qui sont bien connus de toutes les personnes qui s’occupent du droit d’asile : ce sont les lieux de rétention, où des fugitifs qui ne sont pas en règle avec la législation du pays hôte sont « retenus » avant d’être renvoyés dans leur pays ou pour des demandeurs d’asile dont les dossiers sont en cours d’examen.

Des contacts peuvent être établis, suivant des procédures qui sont propres à chaque pays. Il n’y a donc pas de recommandations standard : c’est à examiner dans chaque situation particulière.

Proposition no. 6 :

Soutenir des organisations engagées dans la lutte contre la torture,

-  Offrir la collaboration de votre communauté à une association de prévention ou de dénonciation de la torture ;

-  Soutenir un centre de soins pour victimes de la torture (il en existe un grand nombre à travers le monde) ;

-  Collaborer avec des associations ou collectifs défendant le droit à l’asile de toute personne fuyant le risque de torture et de persécution dans son pays d’origine.

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