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PAKISTAN/ETATS-UNIS : Aafia Siffiqui

juillet 2010

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Aafia Siddiqui est née à Karachi (Pakistan) en 1972 et est partie aux Etats-Unis pour étudier. Elle a épousé un étudiant en médecine, Amjad Khan, avec qui elle a eu deux enfants, Ahmed et Maryam. Quand la famille est retournée au Pakistan en 2002 et qu’elle est tombée enceinte de son troisième enfant, Suleman, son mari a commencé à être harcelé par le FBI. Le couple se sépara peu de temps après.

Fin mars 2003, Aafia et ses trois enfants quittèrent leur maison de Karachi pour prendre un vol à destination de Rawalpindi mais n’arrivèrent jamais à l’aéroport. Ils furent enlevés par des membres de l’ISI (Services secrets du Pakistan). Les cinq années suivantes, elle fut détenue dans des lieux de détention secrets, notamment Bagram, où elle a été aperçue par d’anciens prisonniers de Guantanamo, dont Binyam Mohamed, un résident britannique. Elle fut gravement torturée et violée, on lui injecta des substances par la force. Elle fut forcée à signer de faux aveux, et on lui dit que ses enfants souffriraient si elle ne coopérait pas. Sa disparition et les témoignages selon lesquels elle était détenue à Bagram ont été niés par les Etats-Unis, jusqu’à 2008, quand le gouvernement a affirmé qu’elle avait été arrêté en Afghanistan avec son fils. Elle était accusée d’agression et de tentative de meurtre d’un membre de l’armée américaine.

Aafia Siddiqui fut extradée aux Etats-Unis en août 2008 et détenue dans des conditions difficiles jusqu’au début de son procès en janvier 2010. Un mois après son extradition, son fils a été libéré d’un centre de détention en Afghanistan. Son procès a beaucoup laissé à désirer -l’accusation n’ayant apporté aucune preuve scientifique ; elle n’eut pas non plus le droit de choisir son propre avocat, le juge n’ayant pas accepté le fait qu’elle était inapte physiquement à être jugée, malgré les avis contraires des psychiatres de la défense et de l’accusation. Le juge n’a pas non plus autorisé que soient examinées les questions de sa disparition ainsi que celle de ses enfants et de sa détention secrète. Au même moment, l’accusation a été autorisée à produire des déclarations qu’Aafia Siddiqui avait faites au FBI alors qu’elle était détenue à l’hôpital à Bagram et qu’on lui avait infligée des privations de sommeil.

Son procès s’est achevé en Février et elle a été déclarée coupable pour tous les chefs d’accusation. Elle sera condamnée le 21 juillet et risque au maximum la prison à vie. Elle est détenue au « Metropolitan Detention Centre » de New York.

Les lettres pour Aafia peuvent être envoyées par mail à letters@justiceforaafia.org

Une information reçue par « Justice for Aafia Coalition »

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