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LIBAN : Disparitions

juin 2011

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LIBAN : Disparitions

« Je veux que mon fils revienne. Nous voulons tous que nos fils nous soient rendus – même dans un cercueil. »

Amineh Abd al Husri, 78 ans, continue à faire campagne avec détermination pour découvrir la vérité sur la disparition de son fils Ahmed à Beyrouth en 1986.

La terrible guerre civile qui a déchiré le Liban de 1975 à 1990 a été une succession de conflits liés les uns aux autres, dans lesquels de nombreuses parties ont été engagées. Elle a dressé les différentes communautés religieuses du pays les unes contre les autres et entraîné l’intervention armée directe d’Israël et de la Syrie, souvent alliées à différentes factions libanaises.

Des milliers de personnes ont disparu pendant ou après la guerre civile et ne sont jamais revenues. Certaines ont été arrêtées par différentes parties au conflit et ont parfois été transférées hors du pays. Pour d’autres, on peut supposer qu’elles ont été tuées lors des combats ou des massacres qui ont émaillé le conflit, puis jetées dans des fosses communes. Pour d’autres encore, il n’existe aucune piste.

Sans parler de la douleur et de l’angoisse sans fin qui en résultent, la disparition sans laisser de traces, dans de nombreux cas du soutien de famille, prive les proches de leurs ressources. Une femme dont le mari a disparu n’étant considérée ni comme une épouse, ni comme une célibataire, une divorcée ou une veuve, elle se heurte à de graves difficultés liées au statut inférieur de la femme dans la société libanaise.

Les autorités libanaises doivent prendre des mesures afin de mettre sur pied une commission indépendante chargée d’enquêter de manière approfondie sur le sort de ces milliers de disparus. Aujourd’hui, grâce aux analyses ADN, la science offre le moyen d’établir l’identité des personnes disparues au cours de la guerre civile, ce qui n’était pas possible à l’époque.

Les autorités libanaises ont pris peu de dispositions pour établir le sort des personnes disparues et n’ont rien fait pour traduire les responsables présumés en justice, malgré l’ampleur et la gravité du problème et le travail de pression persévérant des familles. Par ailleurs, les autorités israéliennes et syriennes n’ont pas mené d’investigations en bonne et due forme sur les enlèvements ou homicides imputés à leurs forces. De même, à l’exception notable du cas de l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et des attentats qui se sont ensuivis, la communauté internationale ne s’est pas manifestée en vue de l’ouverture d’investigations au niveau international.

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