Accueil du site > Archives > Actualité de la torture > Actualité au niveau des Nations Unies > L’interdiction de la torture ne souffre pas d’exception (...)

L’interdiction de la torture ne souffre pas d’exception rappelle Kofi Annan

décembre 2005

JOURNÉE DES DROITS DE L’HOMME : L’INTERDICTION DE LA TORTURE NE SOUFFRE PAS D’EXCEPTION, RAPPELLE KOFI ANNAN
New York, Dec 8 2005 5:00PM

Si la menace du terrorisme est bel est bien réelle, elle ne justifie jamais que l’on utilise ses méthodes, a rappelé le Secrétaire général dans un message pour la Journée internationale des droits de l’Homme dans lequel il rappelle l’impératif catégorique de l’interdiction absolue de la torture, elle-même instrument de terreur.

« Cinquante-sept ans après que la Déclaration universelle des droits de l’homme a prohibé toutes les formes de torture, celle-ci reste répandue de façon inacceptable ». « L’époque récente est témoin d’une vague particulièrement perturbante de pays qui réclament des exceptions à l’interdiction de la torture, sur la base de leurs propres perceptions de leur sécurité nationale  », a déclaré le Secrétaire général dans un message pour la Journée internationale des droits de l’homme, célébrée le 10 décembre.

« L’humanité affronte un grave défi à l’heure actuelle. La menace du terrorisme est réelle et immédiate. Mais la peur des terroristes ne peut jamais justifier que l’on adopte leurs méthodes ». « Soyons clairs : la torture ne peut en aucun cas être un instrument de lutte contre le terrorisme, car elle est elle-même un instrument de terreur  », a affirmé le Secrétaire général.

« L’interdiction de la torture est bien établie en droit international. Elle est aussi absolue et dépourvue d’ambiguïté. Elle s’impose à touts les Etats, sur tous les territoires sous leur juridiction ou sous leur contrôle effectif », a souligné Kofi Annan. « Elle s’applique en toutes circonstances, en temps de guerre comme en temps de paix. Elle n’est pas non plus permise si on lui donne un autre nom : les traitements cruels et inhumains sont inacceptables et illégaux, quels qu’en soient le nom  », a-t-il insisté.

Le Secrétaire général a appelé les Etats à respecter cette prohibition et à combattre l’impunité. « Ceux qui conçoivent et autorisent toute forme de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants, comme ceux qui les commettent, ne doivent pas rester impunis ». Kofi Annan a réitéré l’appel lancé hier par la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, Louise Arbour, à ne pas tolérer non plus la torture infligée par un Etat tiers, en condamnant la pratique du renvoi de certains individus vers des pays où ils risquent d’être torturés.

Louise Arbour a hier aussi critiqué la pratique des centres de détentions secrets et des « disparitions » d’individus soupçonnés d’être des terroristes.

Le Secrétaire général, comme la Haut Commissaire, ont appelé les Etats à ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants(CAT) et son Protocole facultatif, ainsi qu’à offrir au Rapporteur spécial contre la torture un accès indépendant aux détenus sous leur contrôle.

Lors d’un point de presse hier à l’ONU, le Représentant des Etats-Unis, John Bolton, avait estimé que les propos de Louise Arbour, qui lors de sa conférence de presse avait appelé les Etats-Unis à autoriser l’accès des experts de l’ONU à tous ses centres de détention, notamment celui de Guantanamo, « n’aidaient pas les efforts des Etats-Unis pour réformer la Commission des droits de l’homme », et l’avait invité « à se concentrer sur les graves violations des droits de l’homme dans le monde ».

Interrogé aujourd’hui sur la position du Secrétaire général face aux appels de Louise Arbour, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l’ONU, à New York, a rappelé que la Haute Commissaire avait reçu de l’Assemblée générale le mandat de dénoncer toutes les violations des droits fondamentaux dans le monde et qu’elle s’exprimait à ce titre dans le cadre de ses compétences.

Louise Arbour participait hier à New York à une séance spéciale contre la torture intitulée « La bête refait surface : la résurgence de la torture au XXIème siècle et la lutte contre le phénomène ».

- Retour vers "Actualité de la torture"


Qui sommes nous ?
Equipe
Réseau des ACAT
Statuts
Finances
Comprendre
La torture
La peine de mort
Les disparitions forcées
La justice internationale
Instances internationales
Position des Eglises
Tableau des ratifications par pays
Frise chronologique
Cartographies
Agir
Auprès des instances internationales
Avec les Coalitions
Formations
Comment agir ?
S’informer
Rapports d’activités
Rapports
Le bulletin ’Fiacat Info’
Ressources documentaires
Ressources théologiques
Liens
Espace Presse

Contact - Liens
FIACAT - 27, rue de Maubeuge - 75009 Paris — France - Tél.: +33 (0)1 42 80 01 60 - Réalisation site : Epistrophe