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KIRGHIZISTAN :
Prisonnier d’opinion maltraité

juin 2012

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« Ils ont pris tout ce qui nous était cher, à ma femme et à moi... Ils ont saccagé notre jolie maison et détruit notre jardin... Ils ont incendié mon bureau. Ils ont tellement battu mon frère qu’il est maintenant handicapé ; ma femme est malade et mes fils se cachent. Ils nous ont détruits. »
(Azimjan Askarov, en juin 2011)

Au Kirghizistan, les défenseurs des droits de l’homme sont exposés à des persécutions, car les autorités tentent de réduire au silence ceux qui ont été témoins des nombreux incendies, pillages et attaques perpétrés en juin 2010 dans des zones majoritairement ouzbèkes du sud du pays.

Au lieu d’empêcher les violences, les forces de sécurité seraient elles-mêmes impliquées dans des atteintes aux droits de l’homme. Aujourd’hui, le gouvernement s’en prend aux journalistes et aux militants de la société civile qui s’efforcent de recueillir des informations sur les événements de juin 2010 et leurs conséquences.

Des centaines d’Ouzbeks accusés d’avoir participé aux violences ont été arrêtés, et de nombreux cas de torture et autres mauvais traitements en détention ont été rapportés.

Le défenseur des droits de l’homme Azimjan Askarov avait collecté des informations sur des homicides et des incendies volontaires visant pour l’essentiel des habitations ouzbèkes. Il a été interpellé le 15 juin 2010, passé à tabac pendant trois jours, et a subi d’autres mauvais traitements alors qu’il était incarcéré dans l’attente de son procès.

En août 2010, il a été accusé de différentes infractions allant de la détention de munitions à la complicité de meurtre. Il a démenti toutes ces allégations.

Le 15 septembre 2010, il a été condamné à la détention à perpétuité à l’issue d’un procès d’une flagrante iniquité. Ses biens ont été confisqués. La Cour suprême a confirmé sa peine en décembre 2011.

Il est actuellement en très mauvaise santé et aucun soin médical approprié ne lui est prodigué. La FIACAT demande sa libération immédiate et sans condition.

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