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HONDURAS : Tragédies dans des prisons surpeuplées

mai 2012

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Après l’incendie accidentel qui a ravagé le pénitencier de Comayagua le 14 février dernier, Monseigneur Roberto Camilleri, l’Évêque de ce diocèse du Honduras, a parlé de la « pire tragédie de l’histoire des prisons de notre pays » et a déploré les « conditions de vie et d’insécurité inhumaines dans le cadre du terrible surpeuplement qui affecte la population carcérale ». L’Évêque a fait remarquer que cette catastrophe était le troisième incident de ce type survenu dans une prison hondurienne ces dernières années. En 2004 déjà, le feu avait pris dans la prison de San Pedro Sula, faisant plus d’une centaine de victimes.

Dans le centre pénitentiaire de Comayagua, situé à environ 85 km au nord de la capitale Tegucigalpa, 360 prisonniers et une visiteuse ont perdu la vie dans des circonstances atroces, piégés sans aucun moyen d’échapper aux flammes. De nombreuses autres personnes ont été grièvement brûlées.

Le Centre avait été construit pour accueillir 250 personnes alors que la population carcérale au moment des faits y était de 852 détenus. Circonstance aggravante qui explique le bilan aussi lourd, la prison de Comayagua disposait du plus haut niveau de sûreté au plan national.

Six semaines plus tard, le 29 mars, 13 détenus trouvaient la mort à la prison de San Pedro Sula au cours d’une violente mutinerie suivie d’un incendie. De l’aveu même du Procureur Général du Honduras devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme, l’établissement qui compte seulement 800 lits hébergeait plus de 2 200 prisonniers. Au niveau national, dans ce pays où le taux d’homicides est le plus élevé au monde, 12 500 détenus peuplent les 24 prisons bâties pour une capacité totale de 8 000 personnes, dans des conditions qui font de ces établissements de véritables bombes à retardement prêtes à exploser à tout moment.

Au moment de l’incendie meurtrier de Comayagua, les familles des prisonniers de San Pedro Sula avaient déjà fait remarquer que la surpopulation et les conditions de sécurité y étaient encore pires. Beaucoup de ceux qui s’y trouvent y languissent depuis des années en attente de leur procès et n’ont même pas encore été condamnés pour un crime quelconque.

En dépit des promesses répétées du gouvernement hondurien que de tels incidents ne se reproduiraient plus, aucune leçon ne semble avoir été tirée des événements tragiques de Comayagua.

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