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Formation d’une population ciblée

janvier 1998

Formation d’une population ciblée.

- En République Démocratique du Congo, plusieurs projets ont été menés avec succès et courage par des militants d’ONG différentes confrontés à des conditions difficiles de travail et d’action. Ils ont su allier prudence et détermination.

- A Bukavu, Georges Bahaya (groupe Jérémie) a commenté les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le mensuel Karibu, bulletin de liaison et d’animation chrétienne, publié par les Pères blancs et destiné à la région des Grands Lacs.

A la suite de ces publications, les lecteurs ont manifesté un intérêt, soit pour donner un avis sur l’article, soit pour dénoncer des violations dont ils ont connaissance. Certains articles ont même provoqué des débats à la radio (ex. sur le droit à la vie, après les exécutions publiques qui ont eu lieu à Bukavu).

- A Goma, Innocent Bugandwa Zigabe (Justice et Paix) a multiplié les séminaires de formation, principalement destinés à des militants des droits de l’Homme (ateliers pratiques sur l’animation d’une association, sa gestion démocratique, ou encore la résolution non violente des conflits).

Un groupe ACAT Kivu a été mis en place à la suite de la session de Yaoundé.

- A Lubumbashi, Thérèse Kileshye (Fédération des droits de l’Homme) a multiplié, un samedi matin par mois, de septembre 97 à juin 98, des formations sur les droits des femmes pour les "mamans" de différentes communes autour de Lubumbashi (explication des articles de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, suivie de débat). 333 femmes ont ainsi été sensibilisées.

Parmi les difficultés rencontrées, il a été noté :
Problème de langue (pas de matériel approprié en swahili), niveau d’instruction faible (32 % analphabètes, 44 % formation primaire, 21 % formation secondaire, 3 % formation supérieure), lenteur dans le changement de mentalité, emplois du temps chargés des femmes, inexistence de moyens financiers.

Ces moments de formation furent pourtant l’occasion d’un partage des expériences vécues, et d’une prise de conscience et d’engagement pour l’avenir (ex. : "réveil chez les femmes d’une aspiration à occuper des fonctions politiques aux échelons qui leur sont accessibles, ferme décision de la part des femmes de faire étudier les filles autant que les garçons"...).

- A Mbuyimayi, le Père Pierre Muamba Tujibikile et Charles Mfwamba Mukendi (qui n’ont pas pu venir à la session de Yaoundé 98) ont organisé une douzaine de sessions de formation durant l’année.

Ainsi, les 30 et 31/10/97, une session de formation sur "la démocratie et la gestion d’une coopérative" a été proposée à 24 femmes de l’association de femmes "bamamu Tuye Kumpala".

Le 29 novembre 1997, une conférence-débat sur "Église et DH" a réuni 135 étudiants en théologie et pasteurs protestants. Du 20 au 22/12, 134 délégués de l’ONG "midimu Ya Ba Mamu" ont été préparés à vivre les valeurs démocratiques au sein de leur association et aux élections pour le renouvellement des organes dirigeants de leur association.

Du 22 au 30 janvier 1998, une session sur Justice et Paix et droits de la personne a été donnée aux futurs religieux de la congrégation des missionnaires du Coeur Immaculé de Marie pour une vie plus engagée au service des plus pauvres et opprimés. Du 12 au 16/4, une session pour des religieux et religieuses du Kasayi a eu pour thème : "la relecture du mouvement insurrectionnel Zaïro-Congolais et notre implication dans la reconstruction du pays"... Certains textes (ex. la déclaration universelle des droits de l’Homme) ont été traduits en Ciluba pour permettre leur vulgarisation.

- En République Centrafricaine, l’ACAT autour d’Antoine Yavala a élaboré des dépliants relatifs à l’information et à l’éducation des électeurs. L’ACAT préside le Bureau du Comité de Suivi du Pacte de Réconciliation Nationale et d’Arbitrage, sous l’égide du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies.

- Au nord Bénin, à Parakou, Cyprien Gangnon, a organisé une session les 14 et 15 mars 1998 au monastère de l’étoile . Elle a réuni environ 40 officiers de la police judiciaire, gendarmes et policiers sur le thème : "la garde à vue et la torture". Ont été associés à la préparation de cette session, le procureur de la République compétent sur Parakou et les responsables de la police et de la gendarmerie au niveau départemental.

- Au Cameroun, le pasteur Charles Elom Nnanga a opté pour la formation des futurs pasteurs des Églises protestantes dans deux instituts : l’Institut baptiste de formation théologique de Ndikimimeki, l’Institut supérieur de théologie protestante de Ndoungué, la formation aux droits de l’Homme étant insérée dans son cours de droit.

- Au Togo, Arsène Bolouvi a animé des émissions de vulgarisation des droits de l’Homme à la radio catholique "Maria" à Lomé. Chaque émission durait 45 minutes, la langue de communication variant entre le français et la langue locale. Les thèmes abordés ont été les suivants : "droits de l’Homme et mission évangélisatrice de l’Église", "approche biblique des droits de l’Homme", "l’ACAT dans les Églises", "Éducation à la non-violence", "célébrer les 50 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : quelle importance ?".

Les auditeurs ont été invités à composer et réciter un poème, une chansonnette pour illustrer les enseignements tirés de l’exposé des thèmes. Des jeux radiophoniques ou par courrier ont été organisés (questionnaires dotés de prix comme des livres, la charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples..).

- A Dapaong (nord Togo), l’Abbé Yog Lambon a souhaité faire découvrir le lien profond qui existe entre être chrétien et défendre les droits de l’Homme, par des causeries, débats et quelques conférences.

Cette formation s’adressait aux :
1) à une centaine de prêtres, religieux et religieuses (les 4 doyennés du diocèse se réunissent tous les 3 mois),
2) à une centaine de catéchistes adultes (réunion tous les premiers vendredi du mois),
3) à une trentaine de catéchistes jeunes (un week-end par trimestre),
4) aux élèves de 5ème, 4ème et 3ème du collège d’Enseignement Général de Nassable I (45 minutes par semaine par classe).
Les langues utilisées étaient le Ben et le français.

Il a constaté un peu partout la quasi ignorance de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et ceci même dans les milieux enseignants. Il a fait traduire le texte de la DUDH en Ben. Ce programme de formation devrait évoluer vers un aspect pratique : concours de poèmes et dessins, pièces de théâtre pour les jeunes ; composition de chants en ben pour les adultes.


- Éducation aux droits de l’Homme et formation en milieu scolaire et universitaire

- Campagne de sensibilisation et formation "grand public"

- Session 1997/1998 du Cycle NK


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