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[Communiqué] TOGO : Stop à la violence contre les journalistes

février 2017

Paris, Lomé le 16 février 2017 – Mardi, 07 février 2017, Monsieur AVOTOR Kossi Robert, journaliste à l’Alternative, a été victime de traitements cruels, inhumains et dégradants par des éléments de la gendarmerie lors d’un reportage à Akato Viepe au Togo sur la démolition de maisons ordonnée par la Cour Suprême .

Alors que M. AVOTOR était témoin du passage à tabac d’un jeune par les forces de gendarmerie et qu’il prenait des photos de cet incident, il a été lui-même tabassé et arrêté par des gendarmes. Il affirme avoir été matraqué et tabassé avant d’être menotté et jeté à terre par des gendarmes présents sur les lieux. Ceux-ci l’ont gardé menotté pendant près de deux heures en resserrant régulièrement ses menottes dans le but de le faire souffrir et l’ont contraint à uriner dans son pantalon après lui avoir refusé l’accès aux toilettes. Il a finalement été libéré après avoir été emmené à la Gendarmerie de Sagbado et que les photos qu’il avait prises de l’incident aient été supprimées de son téléphone. L’examen médical qu’il a subi, note que M. AVOTOR a souffert de tuméfactions au bras gauche, à la face postérieure de la cuisse gauche et sur la région fessière gauche, et d’une douleur à la face externe de la cheville gauche.

La FIACAT et l’ACAT Togo condamnent fermement ces actes qui s’apparentent à des traitements cruels, inhumains et dégradants voire à des actes de torture. Conformément à ses engagements internationaux, et notamment à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par le Togo, et à sa Constitution, le gouvernement togolais doit veiller à ce que ces faits fassent l’objet d’une enquête prompte, que les auteurs de ces actes soient punis adéquatement et proportionnellement à la gravité de ces faits et que la victime puisse obtenir compensation. En outre, la FIACAT et l’ACAT Togo estiment que ces faits constituent une entrave à l’exercice de la liberté de la presse et à la liberté d’expression, également protégée par la Constitution togolaise.

LA FIACAT et l’ACAT TOGO rappellent l’interdiction absolue de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants et appellent l’Etat togolais à mener une enquête indépendante, complète et approfondie sur ces faits et sanctionner adéquatement les auteurs de ces actes.

Contact presse :

  • ACAT TOGO : Bruno HADEN – brunosco66@yahoo.fr - +228 90 03 98 95
  • FIACAT : Sabrina BIGNIER – saa@fiacat.org – +33 1 42 80 01 60
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