Accueil du site > S’informer > Espace Presse > Communiqués et déclarations > [Communiqué] Côte d’Ivoire : la société civile muselée

[Communiqué] Côte d’Ivoire : la société civile muselée

mars 2014

Genève – Abidjan, le 11 mars 2014 – La FIACAT et l’ACAT Côte d’Ivoire s’inquiètent de la situation des défenseurs des droits de l’homme et des atteintes manifestes à la liberté de réunion et d’association dans le pays.

Alors même que la Côte d’Ivoire fait face aux défis des élections, du Contrat désendettement développement (C2D), du contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) et de la lutte contre la corruption, la Convention de la société civile ivoirienne  [1] (CSCI) n’a pu se réunir comme cela était prévu. En effet, un détachement du commissariat du 8ème arrondissement de Cocody, sur « instigation du Ministère de l’Intérieur » selon les propos du Commissaire, l’en a empêché.

Selon Paul Angaman, Président de l’ACAT Côte d’Ivoire, et Président du Comité d’organisation de cette Convention générale ordinaire « malgré la présence de représentants de l’Ambassade de France, de l’Union européenne, de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest et même du Ministère de la Justice, et alors qu’aucun trouble public n’était à craindre, nous avons assisté à un déploiement policier clairement destiné à empêcher ce rassemblement ».

Suite à l’interdiction de ce séminaire de remobilisation de la CSCI, ayant pour thème « la société civile face aux défis de son indépendance », qui devait se tenir au Centre de recherche et d’action pour la paix d’Abidjan le 27 février 2014, l’Expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène, a appelé, le 7 mars dernier, les autorités à « prendre les mesures nécessaires pour permettre aux organisations de la société civile de jouer leur rôle dans la réconciliation et la consolidation du progrès dans le pays. »

  • La FIACAT et l’ACAT Côte d’Ivoire rappellent à l’État ivoirien que :
    -  la liberté de réunion et de manifestation sont garanties par l’article 11 de la Constitution de 2000 ;
    -  la Côte d’Ivoire est notamment partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantissent ces droits.
  • La FIACAT et l’ACAT Côte d’Ivoire recommandent à la Côte d’Ivoire d’accepter la « pluralité démocratique » en permettant que les défenseurs des droits de l’homme en Côte d’Ivoire expriment leurs opinions sans crainte d’être persécutés.

Contacts presse :

Notes

[1] La CSCI est dotée depuis le 15 février 2008 d’une charte de 38 articles définissant la composition et le fonctionnement de la convention. La CSCI est composée de l’ensemble des organisations représentant le peuple ivoirien (centrales syndicales, ONG, partis politiques, chefferies traditionnelles, organisations religieuses). Elle comprend au total 132 structures nationales.

Qui sommes nous ?
Equipe
Réseau des ACAT
Statuts
Finances
Comprendre
La torture
La peine de mort
Les disparitions forcées
La justice internationale
Instances internationales
Position des Eglises
Tableau des ratifications par pays
Frise chronologique
Cartographies
Agir
Auprès des instances internationales
Avec les Coalitions
Formations
Comment agir ?
S’informer
Rapports d’activités
Rapports
Le bulletin ’Fiacat Info’
Ressources documentaires
Ressources théologiques
Liens
Espace Presse

Contact - Liens
FIACAT - 27, rue de Maubeuge - 75009 Paris — France - Tél.: +33 (0)1 42 80 01 60 - Réalisation site : Epistrophe