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[Communiqué] Appel à l’adhésion des Etats à la Convention contre les disparitions forcées

août 2013

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La FIACAT, en tant que membre de la coalition contre les disparitions forcées, rend hommage aux disparus.

Cela fait 32 ans que nos frères et sœurs d’Amérique Latine appartenant à la Fédération Latino-Américaine des Associations des Familles de Prisonniers Disparus ont organisé la célébration de ce qui est officiellement reconnu depuis 2010 par les Nations Unies comme étant la « Journée Internationale des Disparus ». Aujourd’hui, 30 Août 2013, la Coalition Internationale contre les Disparitions Forcées (ICAED) continue d’honorer les disparus d’Afrique, d’Asie, d’Europe, de l’Europe Méditerranéenne, de l’Amérique Latine et des Etats-Unis, qui nous sont chers.

L’ICAED insiste auprès des Etats afin de prendre les mesures nécessaires pour l’éradication totale de ces disparitions forcées. Une de ces mesures consiste pour les Etats à signer et ratifier la Convention Internationale pour la Protection de toutes les Personnes Disparues, soulignant l’importance de ce droit et à reconnaître la compétence du Comité des Nations Unies contre les disparitions forcées. Les principales clauses de la Convention sur le droit à la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non-répétition, si elles sont mises en œuvre, permettront de faire naître un monde où il n’y aura plus de disparus.

En tant que défenseurs des droits de l’homme, nous sommes intimement persuadés que l’on peut accorder à tous les citoyens du monde, le droit de ne pas subir de disparitions forcées. Nous sommes conscients que des individus, notamment les pauvres et les plus vulnérables, ont dû subir la violation de ce droit même après l’adhésion des Etats à la Convention. C’est pour cette raison que la mise en œuvre et le respect de celle-ci est essentiel.

Le Groupe de travail des Nations Unies contre les disparitions forcées ou involontaires fait part de 53 986 cas en suspens dans 84 pays depuis sa création en février 1980. Plus de trois ans après la mise en application de la Convention, des cas de disparitions datant de plusieurs années restent non résolus et nous sommes toujours les témoins de nouveaux cas. Seuls 40 Etats ont adhéré à la Convention, et 16 d’entre eux ont reconnu la compétence du Comité. Compte tenu de l’ampleur à l’échelle mondiale du nombre de ces disparitions et du nombre limité d’Etats qui ont ratifié la Convention, il est urgent et impératif de reconnaître la Convention.

Le mécanisme international prévu pour empêcher la répétition de ce crime et punir les coupables est loin de rencontrer une adhésion totale. Par exemple, l’Asie, reconnue pour être la région la plus importante dans le monde par son territoire et sa population, a enregistré simultanément le nombre le plus élevé de disparitions forcées récentes, et le nombre le plus faible d’adhésions à ce mécanisme. La Convention érige des mesures contraignant les Etats à remplir leurs obligations morales dans le domaine des droits de l’homme afin d’endiguer ce fléau. Même si récemment nous avons pu constater une amélioration notable, en particulier en ce qui concerne l’adhésion inattendue du Cambodge à la Convention en juin dernier, ce n’est qu’un début modeste dans notre objectif commun de vivre dans un monde sans disparitions forcées. Nous attendons avec impatience que les autres pays d’Asie et du reste du monde suivent cette direction dans les plus brefs délais et s’associent à notre requête pour adhérer à la Convention.

D’une seule voix, nous demandons réparation pour tous les disparus et leurs familles qui ont souffert et continuent à souffrir d’avoir perdu un de leur proche.

D’une seule voix, nous invitons tous ceux qui sont concernés à se battre pour un monde juste sans disparitions forcées.

D’une seule voix, nous demandons à tous les acteurs concernés, d’agir et de se mobiliser contre le manteau de l’impunité.

D’une seule voix, nous exigeons de tous les Etats responsables, qu’ils nous accordent la paix désirée depuis longtemps. La paix avec un respect total des droits de l’homme. La paix où seront résolus tous les cas de disparitions forcées.

D’une seule voix, nous demandons à tous les Etats d’ADHERER A LA CONVENTION MAINTENANT !

Contact presse :

FIACAT : Lionel Grassy – l.grassy@fiacat.org

ICAED : Focal point – fpicaed@gmail.com

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