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BANGLADESH : Exécutions extrajudiciaires

novembre 2011

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Bangladesh
Exécutions extrajudiciaires

« Je veux être puni si une enquête me trouve coupable. Sinon, je veux que soient punis ceux qui m’ont tenu par le col de ma chemise avant de tirer à bout portant dans ma jambe. »

Le 23 mars 2011, à Jhalakathi, Limon Hossain, un étudiant de 16 ans, ramenait des champs le troupeau familial lorsque des officiers du Bataillon d’action rapide (RAB) lui ont tiré dans la jambe. Ignorant les supplications de sa mère, les policiers refusèrent de le transporter immédiatement à l’hôpital. Quatre jours plus tard, il a dû être amputé.

Il est rare qu’une semaine passe au Bangladesh sans que le RAB, une force de police spéciale créée en 2004 pour combattre les bandes criminelles, ne tire sur quelqu’un et que les autorités n’affirment que cette personne a été abattue ou blessée lors d’« échanges de tirs » ou d’un « affrontement armé ». En réalité, de nombreuses victimes sont tuées après leur arrestation. Au moins 700 personnes ont ainsi trouvé la mort, dont plus de 200 depuis janvier 2009, date de l’arrivée au pouvoir de la Ligue Awami. Pourtant, la Première ministre de ce parti s’était engagée à mettre fin à ces exécutions extrajudiciaires et le gouvernement, notamment le ministre de l’Intérieur, a nié catégoriquement fin 2009 que ces pratiques se soient poursuivies depuis leur accession au pouvoir.

La grande majorité de ces homicides ne sont ni dénoncés ni sanctionnés. Lorsqu’une enquête est ouverte, elle est effectuée soit par le RAB soit par un organe judiciaire désigné par le gouvernement. Aucune investigation n’a jamais débouché sur des poursuites judiciaires. Dans de nombreux cas, les enquêtes ont accusé les victimes, les qualifiant de délinquants et déclarant que leur mort était justifiée même si des preuves rendues publiques infirment cette assertion.

Le RAB continue à recevoir des équipements militaires et de police en provenance de l’étranger, en particulier d’Autriche, de Belgique, d’Italie, de Pologne, et d’autres pays européens. Il est apparu en décembre 2010, d’après les révélations obtenues grâce à Wikileaks, que les membres du RAB étaient formés par des policiers britanniques.

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