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BAHREÏN : Autopsie d’une révolution avortée

décembre 2011

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Depuis plus de dix mois, le Bahreïn est secoué par des grèves et des manifestations revendiquant le respect des libertés et l’instauration d’une démocratie. Dès les premiers jours, les forces de sécurité et l’armée ont réagi très violemment, causant la mort de plus de quarante personnes et procédant à l’arrestation de centaines d’autres. Bien que les heurts aient diminué, le régime continue d’exercer une répression brutale.

La mise au pas par la violence
Des centaines de personnes suspectées d’avoir participé aux manifestations ou d’avoir soutenu les manifestants ont été arrêtées et soumises à des mauvais traitements, voire à de la torture. Les opposants politiques et défenseurs des droits de l’homme sont particulièrement visés par la répression qui s’abat aussi sur des syndicalistes, des enseignants, des étudiants, des écrivains, des journalistes ou encore de simples manifestants. De nombreuses femmes et jeunes filles sont au nombre des victimes.
Plusieurs militaires et policiers qui ont témoigné une solidarité avec les manifestants ou se sont montrés réticents à les réprimer, ont aussi été torturés, certains à mort.
La répression a sévi jusque dans les hôpitaux et autres installations médicales, où les forces de sécurité ont perpétré des exactions contre des patients blessés au cours des manifestations. Des dizaines de médecins et d’infirmiers ont été arrêtés puis torturés en raison des soins qu’ils avaient dispensés aux manifestants.
Par ailleurs, des milliers d’étudiants, de médecins, d’enseignants, de policiers et de militaires, entre autres travailleurs, ont été suspendus ou renvoyés, les autorités conditionnant leur réintégration à la signature d’un serment d’allégeance au souverain.

Une répression judiciaire à grande échelle
Le 15 mars, le roi a décrété l’état d’urgence. C’est sur ce fondement qu’a été créée la Cour de sûreté nationale, juridiction spéciale mixte composée de juges militaires et civils qui a, par la suite, condamné des dizaines de civils pour des infractions telles que la « participation à un rassemblement illégal », l’ « incitation à la haine envers le régime » ou encore la « dissémination de fausses rumeurs ».
Malgré la levée de l’état d’urgence, le 1er juin, les procès devant la Cour de sûreté nationale se sont poursuivis pendant plusieurs mois. Les tribunaux civils ont à présent pris la relève et ont déjà condamné à de lourdes peines des dizaines de personnes en lien avec le mouvement de protestation.

Torturés et condamnés pour leurs opinions
Le 28 septembre 2011, la Cour d’appel de sûreté nationale du Bahreïn a confirmé le jugement rendu en première instance, le 22 juin, à l’encontre de 21 opposants politiques et défenseurs des droits de l’homme bahreïnis, condamnés à des peines allant de deux ans d’emprisonnement à la condamnation à perpétuité, en raison de leur participation au mouvement de protestation. Ils ont notamment été accusés de tentative de renverser la monarchie, d’insulte à l’armée, de formation d’un groupe terroriste et de contact avec une organisation terroriste à l’étranger.
Quatorze des accusés ont été arrêtés de nuit, courant avril, sans qu’aucun mandat ne soit produit. Ils ont été détenus au secret, au moins pendant les dix premiers jours. Plusieurs ont été victimes de tortures au cours de leur arrestation et pendant leur détention.

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