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Appel du mois - Septembre 2010

septembre 2010

SYRIE

Disparition de prisonniers

« Un père n’oublie jamais son fils ; je vis de l’espoir de le revoir un jour »
Le père d’un prisonnier disparu depuis juillet 2008.

Au moins 52 prisonniers sont portés disparus depuis les affrontements, le 5 juillet 2008, à la prison militaire de Saidnaya, qui ont fait au moins 17 morts parmi les détenus et cinq dans les rangs de la police militaire. Les familles des disparus cherchent dans l’angoisse depuis plus de deux ans ce qui est arrivé à leurs proches. Les autorités n’ont jamais répondu à leurs demandes d’informations.

La prison de Saidnaya, à 30 km au nord de Damas, dépend des services de renseignements militaires. Elle héberge environ 1 500 prisonniers. Beaucoup sont accusés de liens avec des groupes islamistes interdits, mais d’autres sont des opposants politiques, des blogueurs, des journalistes ou encore des prisonniers de droit commun. Leur accès au monde extérieur est extrêmement limité. Les avocats n’ont pas le droit de leur rendre visite. Les familles doivent patienter des heures pour tenter d’obtenir la permission de les voir pendant 30 minutes, à travers des barreaux, et sous l’étroite surveillance de gardiens.

Le 5 juillet au matin, les troubles ont commencé quand un contingent de la police militaire a jeté à terre et piétiné des exemplaires du Coran lors d’une fouille des cellules. Neuf détenus non armés auraient été abattus en tentant de récupérer les exemplaires du Coran. Des prisonniers ont alors réussi à maîtriser les militaires et leur ont pris leurs armes et leurs téléphones portables. Ils ont appelé leurs familles et des organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme, et ont raconté ce qui se passait. La communication entre les détenus et le monde extérieur s’est alors interrompue.

Le silence total imposé par les autorités syriennes sur ces événements, y compris l’interdiction pendant un an des visites des familles et de toute communication avec les détenus, a empêché de confirmer la nature exacte des troubles, leur durée et les responsabilités dans les violences. Les procès par la Cour suprême de sécurité de l’État, un tribunal connu pour violer les normes les plus élémentaires de justice devant lequel passe la grande majorité des détenus de Saidnaya, ont également été suspendus jusqu’en mars 2009, de manière à empêcher toute révélation devant la Cour par des prisonniers.

Il n’y a pas eu d’enquête officielle indépendante sur les affrontements à Saidnaya ni d’information publique sur l’identité des personnes tuées ou blessées. Les familles d’au moins 52 prisonniers attendent toujours de savoir ce qui est arrivé à leurs proches. Parmi eux, Nizar Ristnawi, un défenseur des droits de l’homme et prisonnier d’opinion qui aurait dû être libéré en avril 2009. Sa famille n’a eu aucun contact avec lui depuis juin 2008.

P.-S.

La lettre est adressée à :
Bashar AL-ASSAD, Président de la République arabe syrienne

Fax : 00 963 11 332 3410

N’oubliez pas :
vos nom et prénom, votre adresse, la date, votre signature

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Ecrivez avant le 30 septembre 2010

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