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Appel du mois - Novembre 2010

2010

SÉNÉGAL

Torture en détention

En avril 2007, Dominique Lopy, vingt-cinq ans, est décédé en garde à vue au commissariat central de la ville de Kolda, au sud-est de Dakar. Il avait été arrêté pour le vol d’un téléviseur.

Sa mère raconte : « Le lendemain de son arrestation, la police est venue chez moi avec Dominique qui avait les mains menottées, il était torse nu. Ils ont fouillé la maison, puis ils sont partis en emmenant Dominique avec eux. En partant, un policier a déclaré que Dominique serait battu à mort s’il ne rendait pas le poste de télévision. Quand je suis allée le voir au commissariat, mon fils m’a déclaré qu’il avait été battu en détention, son corps portait des traces de coups. Le lendemain, je me suis rendue à nouveau au commissariat mais on a refusé de me laisser voir mon fils. J’ai appris ensuite que son corps avait été emmené à la morgue. »

La mort de Dominique Lopy a suscité une grande indignation dans la population de Kolda. Sa famille a déposé plainte et une enquête a été ouverte mais, trois ans après les faits, les proches du défunt attendent toujours que justice soit faite.

Depuis des décennies, au Sénégal, le recours systématique à la torture pour extorquer des « aveux » demeure ouvertement toléré dans la procédure judiciaire. Les auteurs de ces sévices sont rarement amenés à rendre des comptes, même quand leurs victimes meurent des suites de ces actes.

De nombreuses personnes, persécutées dans le cadre du conflit qui se poursuit sporadiquement en Casamance, prisonniers de droit commun, ou individus arrêtés en raison de leurs opinions politiques ou de leurs comportements sexuels présumés, affirment avoir été soumises à des décharges électriques, brûlées ou asphyxiées pendant leur détention par les forces de sécurité.

Au cours des trois dernières années, au moins six personnes arrêtées pour des infractions de droit commun sont mortes en détention, vraisemblablement des suites de torture. Dans au moins quatre de ces cas, aucune enquête n’a été ouverte ou menée à son terme, et les policiers et gendarmes impliqués dans ces faits n’ont pas été déférés à la justice.

P.-S.

La lettre est adressée à
Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal

Fax : 00 221 823 17 02

N’oubliez pas :
vos nom et prénom, votre adresse, la date, votre signature

Timbrez à 1,10 €

Ecrivez avant le 30 novembre 2010

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