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Appel du mois - Novembre 2009

2009

RUSSIE

Les défenseurs des droits de l’homme pris pour cible

Trois ans après l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, ceux qui l’ont tuée et ceux qui ont commandité le crime sont toujours en liberté, tandis que les défenseurs des droits de l’homme de Russie et du Caucase du Nord sont confrontés à une montée des violences et des tentatives d’intimidation.

En janvier 2009, Stanislav Markelov, un avocat qui avait travaillé en étroite collaboration avec Anna Politkovskaïa, a été tué par balles à Moscou. Anastassia Babourova, une journaliste qui l’accompagnait, a également été abattue.

Le 15 juillet, Natalia Estemirova, du Centre russe de défense des droits de l’homme Mémorial, a été enlevée à Grozny, capitale de la république de Tchétchénie. Son corps sans vie a été retrouvé le jour même en Ingouchie. Natalia Estemirova avait reçu à plusieurs reprises des menaces liées à ses activités en faveur des droits de l’homme.

Sa mort est survenue alors que les autorités tchétchènes tenaient des propos accusateurs à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme. Début juillet, par exemple, Adam Delimkhanov, membre du Parlement russe et proche allié du président tchétchène Ramzan Kadyrov, a menacé à la télévision les « soi-disant défenseurs des droits de l’homme, qui soutiennent les terroristes. ». Peu de temps après le meurtre de Natalia Estemirova, le président Kadyrov lui-même a disqualifié son travail en affirmant qu’il ne présentait aucun intérêt et a décrit cette courageuse militante comme une personne « sans honneur ni pudeur ».

Les collègues de Natalia Estemirova qui travaillent dans les locaux de Mémorial dans le Caucase du Nord et à Moscou craignent de plus en plus pour leur sécurité. Akhmed Guissaïev, l’un de ses proches collaborateurs qui avait fait des recherches avec elle, peu avant son assassinat, sur un cas d’exécution extrajudiciaire présumée dans un village tchétchène, a signalé qu’on le suivait et qu’on l’avait menacé de subir le même sort qu’elle.

Parmi les autres victimes d’attaques récentes figurent notamment Zarema Saïdoulaïeva, responsable d’une organisation humanitaire, et son mari Alik Djabraïlov, qui ont tous deux été tués le 11 août. Ils ont été enlevés dans les locaux de leur organisation, à Grozny, par des hommes qui se sont présentés comme des responsables de l’application des lois. Quelques heures plus tard, ils étaient retrouvés morts dans le coffre de leur voiture.

L’ACAT appelle le président Medvedev à faire la preuve de sa volonté politique de protéger les personnes qui défendent les droits de l’homme en Russie, en prenant des mesures pour combattre l’impunité et pour faire cesser les manœuvres d’intimidation, les menaces et les attaques contre ces acteurs essentiels de la société civile.

P.-S.

La lettre est adressée à Dmitri Medvedev, Président

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Envoyez la lettre avant le 30 novembre 2009

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