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Appel du mois - Mars 2010

mars 2010

LAOS

Réfugiés hmongs en danger

Les 28 et 29 décembre 2009, l’armée thaïlandaise a renvoyé de force au Laos, en violation du droit international, environ 4 500 Hmongs de nationalité laotienne, dont 158 réfugiés reconnus. Depuis 2005, ce type d’expulsion a été à l’origine de disparitions forcées, d’actes de torture et de détentions arbitraires. Le gouvernement laotien a systématiquement nié ces faits et interdit à des observateurs indépendants d’enquêter sur ces allégations.

Les Hmongs sont une ethnie venue de Chine au XIXe siècle qui comptait quelque 300 000 personnes dans les montagnes du Laos au moment de la création de la République démocratique populaire lao, en 1975. Au moins un tiers d’entre elles auraient fui le pays à cette époque, en grande majorité vers les États-Unis, que les Hmongs avaient soutenu pendant la guerre du Vietnam. Les autres, repliés dans la jungle pour échapper à l’armée laotienne, survivent encore dans la clandestinité dans des conditions dramatiques.

Les quelque 5 000 Laotiens de la minorité hmong qui vivaient dans un camp de la province de Phetchabun, en Thaïlande, avaient fui les persécutions dans leur pays en 2004. La plupart n’ont jamais eu la possibilité de demander l’asile. L’armée thaïlandaise les a expulsés en vertu d’un accord entre les gouvernements thaïlandais et laotien. Ceux-ci avaient assuré que ces personnes seraient réinstallées dans des pays tiers après avoir transité par le Laos. Cependant, le 10 janvier, un porte-parole du gouvernement laotien a indiqué que « tous les Hmongs [avaient] décidé de vivre définitivement dans leur pays d’origine » et ne souhaitaient plus se réinstaller à l’étranger. Parallèlement, le gouvernement rejette toutes les demandes pour que des observateurs des Nations unies puissent entrer en contact avec les réfugiés, évaluer leur état, et veiller à ce que leurs souhaits soient respectés.

Les 158 réfugiés renvoyés de force au Laos, dont plus de la moitié sont des enfants, avaient été incarcérés arbitrairement en Thaïlande pendant plus de trois ans. L’Australie, le Canada, les Pays-Bas et les États-Unis avaient proposé de les accueillir mais les autorités laotiennes sont intervenues auprès de la Thaïlande afin que cette démarche n’aboutisse pas.

On ignore où se trouvent la plupart des personnes expulsées en décembre. Cependant, des centaines d’entre elles ont été vues dans un camp militaire situé au nord de la ville de Paksan, à une vingtaine de kilomètres de la capitale Vientiane. Ces personnes, principalement des femmes et des enfants, n’étaient pas libres d’entrer et de sortir de cette enceinte, entourée de fil barbelé.

P.-S.

La lettre est adressée à :
Thongloun Sisoulit, Ministre des Affaires étrangères

Fax : 00 856 21 414009

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