5.- "Pourquoi me frappes-tu ?"

janvier 2001

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5.- "Pourquoi me frappes-tu ?"

Points à développer pour une méditation

- Jésus est devant une « autorité » qui dispose d’un pouvoir moral et peut exercer une influence sur le pouvoir en place. Jésus est devant ce représentant officiel de la religion juive, entouré de ses valets. Situation de l’homme arrêté.

- L’interrogatoire de Jésus porte sur deux points : son enseignement et ses disciples, c’est-à-dire la parole d’un homme s’adressant aux foules et constituant un groupe de fidèles. Inquiétant, pour un pouvoir jaloux de ses prérogatives !

- Jésus fait face, sans se laisser dominer par celui qui l’interroge. Il explique sa manière de faire, sa pratique : une parole que tout le monde peut entendre, dans les lieux que fréquentent tous les juifs, les synagogues et le Temple. Tels sont les faits, clairement énoncés. Jésus n’est pas un imposteur ; il se réfère au cadre institutionnel juif.

- Jésus va plus loin dans sa « défense » en déplaçant la question : il propose à Hanne d’interroger ses auditeurs plutôt que lui-même.

- La proposition de Jésus est reçue comme une impertinence à l’égard de l’autorité. D’où l’incident : sous prétexte que c’est une offense de s’adresser ainsi à un responsable religieux, un valet empressé soufflette Jésus.

- La réponse de Jésus porte d’abord sur la pertinence de ce geste : « Pourquoi me frappes-tu ? ». Pour quelle raison, en effet ? De deux choses l’une : ou bien Jésus n’a rien dit qui soit inexact ou insultant : la gifle est alors sans objet ; ou bien il a fait quelque erreur ou commis une incorrection, mais, si c’est le cas, qu’on la lui montre ! La violence, qui se manifeste ici, n’est pas la manière adéquate de résoudre le différend.

- La gifle - ou le soufflet - n’est pas toujours, en elle-même, un traitement inhumain. Dans la situation présente, comme en bien des situations où se trouvent des personnes arrêtées aujourd’hui, elle est un signe et un moyen d’humilier et de bafouer. Elle devient le début d’une spirale de la violence et de la torture.

- La question de Jésus au valet qui le soufflette a d’autres résonances, au-delà de la situation dont le récit nous est fait dans l’évangile. Le « pourquoi me frappes-tu ? » retentit quand des êtres humains s’en prennent à d’autres êtres humains, leurs semblables. La question se démultiplie : pourquoi toi, le bourreau, frappes-tu ce prisonnier ? De quel droit ? En vue de quoi ? En répondant par un « pourquoi ? » qui est aussi un « pour quoi ? », Jésus s’adresse à la conscience de l’homme : attitude de non-violence !

Pourquoi les hommes continuent-ils de frapper Jésus en telle ou telle personne ? Pourquoi des chrétiens, quand ils ont le pouvoir, frappent-ils, eux aussi, leurs frères en humanité ? Pourquoi imitent-ils ainsi les bourreaux de Jésus-Christ ?

(Texte de référence : Evangile selon Jean 18, 19-34)

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