Accueil du site > Archives > Quoi de neuf ? > 28 novembre 2005 : Déclaration de la présidence au nom de l’Union (...)

28 novembre 2005 : Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne à l’Assemblée des Etats Parties à la CPI

novembre 2005

Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne à l’Assemblée des Etats Parties à la CPI

Le 28 novembre 2005

L’UE se réjouit à la perspective d’entamer avec les États parties à la CPI le programme de travail qui nous attend au cours de l’assemblée de cette année. Ce programme est fourni. Examiner toutes les questions prévues en une semaine seulement sera une tâche ardue. Les États membres de l’UE sont fermement résolus à apporter une contribution efficace à ces travaux ambitieux et à fournir à la Cour les instruments et les moyens nécessaires pour relever les défis à venir. Nous tenons à féliciter la Cour pour les progrès notables qui ont été accomplis dans la préparation du budget et des autres documents en vue de l’assemblée de cette année.

Nous souhaitons également féliciter la Cour pour le travail qu’elle a réalisé, à la demande des États parties, sur le Plan stratégique. Il semble que nous pouvons espérer prendre connaissance de ce plan au premier trimestre de l’année prochaine ; nous sommes certains qu’il contribuera à améliorer encore la qualité de nos débats sur les questions relatives à la gestion de la Cour.

L’année 2005 a été une année faste pour la Cour et pour ses États parties ; en mars, elle a été saisie pour la première fois d’une affaire par le Conseil de sécurité des Nations unies ; en octobre, elle a levé les scellés sur son premier mandat d’arrêt et, en novembre, le Mexique est devenu son centième État partie. Cette centième ratification doit constituer une source d’intense satisfaction pour nous tous ici présents. Elle représente une étape importante, car, désormais, la perspective d’une juridiction universelle en devient plus tangible. C’est donc avec un grand espoir que nous pouvons nous tourner vers l’avenir.

Toutefois, nous sommes conscients des défis que constituent les événements survenus cette année. Le Darfour reste en proie aux affrontements et des atrocités sans nom continuent d’y être commises sur des êtres innocents et vulnérables. En outre, nous avons assisté à des agressions ciblées contre les soldats des troupes de maintien de la paix fournies par l’Union africaine et contre des travailleurs humanitaires.

Nous tenons à rendre hommage au courage avec lequel ils s’attachent à remplir leur devoir dans des conditions extrêmement éprouvantes. Ces conditions sont d’ailleurs aussi très épouvantes pour le personnel de la Cour, ce qui nous fait comprendre à quel point le mandat que nous avons confié à la Cour est difficile à mettre en oeuvre.

Par ailleurs, d’autres obstacles se présentent à nous. La question des mandats d’arrêt concernant les plus hauts dirigeants de l’Armée de résistance du Seigneur nous place devant un défi commun. Nous devons trouver le moyen d’aider la Cour dans cette tâche difficile, mais essentielle. Nous pouvons commencer par veiller à ce que chacun s’acquitte des obligations qui lui incombent vis-à-vis de la Cour en mettant en œuvre le Statut de Rome.

Néanmoins, tous ces défis, aussi lourds soient-ils, sont compensés par les raisons sérieuses que nous avons d’être optimistes et c’est dans cet état d’esprit que les États membres de l’UE s’apprêtent à participer aux discussions qui se dérouleront tout au long de la prochaine semaine.

Enfin, l’UE tient également à saisir cette occasion pour remercier le président sortant de l’Assemblée des États Parties pour le dévouement et l’autorité dont il a su faire preuve pendant son mandat. Il a dirigé l’assemblée avec un savoir-faire exceptionnel à un moment critique de la mise en place de la Cour. Nous nous réjouissons d’ores et déjà de collaborer avec son distingué successeur.

La Bulgarie et la Roumanie, pays en voie d’adhésion, la Turquie et la Croatie*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’ancienne République yougoslave de Macédoine et la Serbie Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine et la république de Moldavie, se rallient à la présente déclaration."

* La Croatie continue à participer au processus de stabilisation et d’association.


Qui sommes nous ?
Equipe
Réseau des ACAT
Statuts
Finances
Comprendre
La torture
La peine de mort
Les disparitions forcées
La justice internationale
Instances internationales
Position des Eglises
Tableau des ratifications par pays
Frise chronologique
Cartographies
Agir
Auprès des instances internationales
Avec les Coalitions
Formations
Comment agir ?
S’informer
Rapports d’activités
Rapports
Le bulletin ’Fiacat Info’
Ressources documentaires
Ressources théologiques
Liens
Espace Presse

Contact - Liens
FIACAT - 27, rue de Maubeuge - 75009 Paris — France - Tél.: +33 (0)1 42 80 01 60 - Réalisation site : Epistrophe